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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 01:37

 

"Je puis tout pardonner aux hommes, excepté l'injustice
l'ngratitude et l'inhumanité." Denis Diderot

 

 

Je suis vidé ! Vidé par  les insultes , les insinuations , le manque de respect et de confiance.

 

Un père n' a pas le droit de vivre normalement, d'aspirer au bonheur , de refaire sa vie après un échec.

 

L'ingratitude commence là  et finit par des blessures saillantes , des maux enveloppés dans des mots , cruels et indélibiles.

 

Ma mémoire secréte des affres , me dit Moha.

Toute la nuit , je n'ai eu pour mots d'accès à ma pensée que "l'ingratitude".Une série de citation défile dans ma tristesse :

 

L'ingratitude attire les reproches, comme la reconnaissance attire de nouveaux bienfaits."Madame de Sévigné
" L'ingratitude ne décourage pas la bienfaisance ; mais elle sert de prétexte à l'égoïsme." Duc de Lévis
"Il y a des services si grands qu'on ne peut les payer que par l'ingratitude."Alexandre Dumas
"Souffle, souffle, vent d’hiver ; tu n’es pas si cruel que l’ingratitude de l’homme." William Shakespeare
"Le souvenir des bienfaits reçus est fragile, comparé à l’ingratitude." Léonard de Vinci
" Ne payez pas d'ingratitude le bien que l'on vous fait." Proverbe oriental
"La suprême bassesse de la flatterie, c'est d'encourager l'ingratitude."Victor Hugo

 

Moha ferme les yeux.

 

Relizane , le 21 Juillet 2014

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 18:25

 

Une tristesse enveloppe mon corps.

Et traverse mes voeux , une route sinueuse

Mon père est là , devant mes yeux !

Mon père est là, avec moi, assis côte à cote dans la mosquée du prophète.

Mon père est là, avec moi , face au tombeau du prophète.

Mon père est là , avec moi et tous les deux , nous tournons autour de la Kaaba.

Mon père est là , avec moi .Il me regarde , les yeux dans les yeux et me dit :

" Va , tu tomberas dans le feu mais tu ne bruleras pas !

  Va , dans les jours difficiles, appelle moi, je serai là !

 

Je suis toujours l'enfant de mon père malgré tant de chemins sinueux !

 

Que veulent  nos enfants alors ?

 

Etre indépendant !

Avoir de l'argent !

S'exhiber !

S'habiller à moitié nu !

Voyager !

 

Et que restera-t-il alors ?

 

Quand le temps marque ses empreintes

Quand Allah régle son horloge

Quand le livre s'ouvre

 

Et quand il sera tard de semer les regrets !

 

Ce matin , sur Skype , j'ai fais rire mon père , aux éclats !

 

Je lui ai montré mon petit potager

 

A la vue des fêves et des petits pois , des melons et de la courgette , mon père a rit.

 

Et tout simplement , j'étais content de son rire.

 

Demain , pour mon père, je planterai un oranger

 

Et pour ma mère , un citronnier.

 

 

Les Mureaux , le 12 Aout 2013.

 

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 19:26

 Moha , un homme affable déverouille ma pensée.Sa tristesse m'interpelle.Dans ses yeux, s'entassent l'inquiètude.

"Ils sont tous partis , me dit il...Oui, tous partis, tous sortis de la maison, sans ma permission.

Sais-tu que ma femme est morte de chagrin, me répéte-t-il ?

Je n'avais pas de réponse.Nos pensées se croisent.Je souris à mon voisin.

La grande est partie de la maison parce qu'elle étouffait, me dit-il.Elle voulait faire sa vie par elle même, mais c'est ma faute , mon frère , c'est ma faute..Je n'aurais jamais du sortir de mon terroir..

Ce pays avale les cultures et les traditions et l'autorité parentale, le respect des parents n'est que chose subsidiaire..

 

Mon fils est aussi parti, tiré par le cou , tel un  chien docile et je n'ai rien fait mon frère !

 

Suis-je maudit à ce point ? J'ai demandé à l'imam : pourquoi, en essayant de construire nos enfants, ils se démolissent?

 

L'imam est un jeune , me dit Moha.Il ne connait pas les affres de la vie maritale.Je souris..

 

    Moha enlace mon épaule d'une étreinte sincère.Tu sais m'écouter, me consoler , me dit-il !

 

Oui, dis-je !

 

Ma pensée rebrousse son chemin .Les rêves s'écroulent !

 

Moi aussi , dis-je ! moi aussi :

 

Vous aussi, quoi me questionne Moha ?

 

Les larmes soulèvent la première pierre de mon chagrin .

 

    Moha poursuit sa décompression :

 

Ma deuxième fille est partie aussi.Dois-je renier mes filles ?Je ne sais , si elles vivent dans le licite ou dans le péché?

Ma deuxième fille me reprochait entre autre de ne pas la nourrir , de ne pas la vêtir..Cette année là , c'est vrai , je n'avais pas assez de moyen..Sur mon salaire , les impots prélevaient les arrièrés et les pénalités.Il ne ne restait même pas de quoi payer le loyer.Même les loyers étaient en retard.Comment s'est arrivé ? Je ne sais pas mon ami !  Je croyais faire mes déclarations d'impôts normalement et v'lan ! Je croulais sous les dettes.Les crédits que j'avais avant mon divorce.Je n'avais pas les moyens de tout acheter , voire d'acheter.Heureusement que mes collègues qui connaissaient ma situation étaient là ! Moi, je ne mangeais que le soir !Etait-il souhaitable d'évoquer cette situation avec ma deuxième qui était déja en mode de conflit ?Je n'ai pas jugé utile de remplir sa tête, déja psychologiquement affectée par le divorce.Laissons le temps au temps..

Ce qui me chagrine le plus mon ami , c'est que personne ne comprenait que moi aussi , le père de cinq filles , aprés vingt deux années de vie maritale pourrie , que je suis aussi affecté psychologiquement.. A qui le dire ? A mes enfants ? Tu parles , mon ami !

Moi , le père affecté par un grand échec dans ma vie, par un divorce forcée, amorphe , je devrais composer ..Je n'avais pas le droit de m'énerver , de crier ...Pourquoi ?

Pourtant , Dieu sait mon ami que je ne voulais que mes filles partent..J'ai courru aprés les deux pourtant! Je n'ai jamais pensé que la deuxième quoiqu'il arrive quitterait le domicile, même si je dois lui arracher les dents..Je pensais qu'elle était comme moi..Quand mon père me frappait , je retournais le soir dormir à la maison comme si rien n'était.J'avais tout faux !

Mon esprit se torture tous les jours et je souris , le soir, à l'idée de me "réveiller" , le matin , reposé, mort et enterré .

 

Je contemple le visage de mon voisin .Je me vois , le visage creusé, une vie fissurée, des années passée à rêver de faire de mes enfants, la meilleure progéniture.Au moindre altercation, la tendresse s'effritte, les mains se baissent et les mots chargés de maux fusent, m'arrachant de ma vie sybilline..

 

Tu sais, mon frère , poursuivit Moha .Je ne levais pas les yeux sur mon père et les seuls fois ou j'ai corrigé l'insolence de mes enfants, les montagnes se sont écroulés et le ciel s'est penché sur ma tête , étalant devant mon corps , de l'ingratitude.De l'amour, j'ai beaucoup donné à mes enfants et c'est en "insultes", en insolence qu'ils me le rendent..Je suis triste mon ami.

 

Les larmes de mon voisin sillonne ma pensée.Je regarde le ciel et je m'éteins.

 

Le 04 Juin 2011

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 20:25

L’attente

 

A mon frère Habib,disparu dans la tornade qui consume mon jardin.

 

 

Il me pousse sur le corps

Quantité d’épines

Des cocons de chrysanthèmes

Des ruches de chagrin.

 

Je ne plierai pas mon attente

Car,j’entends ta voix

Frayant une voie

Dans l’odeur de la poudre.

 

J’entends ton chant

Qui m’arrive porté par le vent

J’entends tes prières

Quand ta mère scrute le sous-verre

J’entends ton silence

Braver l’abrupte fin du printemps.

 

Je ne plierai pas mon attente

Car , je te vois souffrir

Quand le bourreau peint l’angoisse

Sur nos sourires

Et quand l’té térébrant consume

Nos ramures

 

Je ne plierai pas mon attente

Ni devant le feu et sa véhémence

Ni quand il biffe notre quintessence

Ni quand brûle notre intumescence

 

Pourtant…Tout a brûlé

 

Sauf  ton acte de naissance.

 

Mohamed Alioui

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 20:07


NIZAR kabani
envoyé par medal48

Poème de Nizar Kabani en arabe (lu par M.Alioui)
Montage :ass Terps
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 19:57
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 10:05

Texte écrit en hommage à Mahmoud Darwich



par M.Alioui
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 08:22

Incarcéré à l’age de 22 ans pour poésie trop nationaliste, il rédige ce poème suite à l' interrogatoire d’identité à la prison de St Jean d'Acre

Écrit en 1964, ce célèbre poème, est devenu comme un refrain magique enflammant les cœurs et déchaînant les sentiments de fierté et d'enthousiasme des Palestiniens.

Mahmoud DARWICH est souvent interpellé, lors de ses récitals, par un public qui le lui réclame et voit en lui plus un prophète qu'un poète tout simplement... Mais à chaque fois, il refuse, préférant lire ses nouveaux poèmes
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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 15:42

Merci à Siham de Terps pour le montage ( La vidéo correspond !!Bravo !)
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 10:48
Poème lu lors de la rencontre Des Mureaux


L’attente

 

A mon frère Habib,disparu dans la tornade qui consume mon jardin.

 

 

Il me pousse sur le corps

Quantité d’épines

Des cocons de chrysanthèmes

Des ruches de chagrin.

 

Je ne plierai pas mon attente

Car,j’entends ta voix

Frayant une voie

Dans l’odeur de la poudre.

 

J’entends ton chant

Qui m’arrive porté par le vent

J’entends tes prières

Quand ta mère scrute le sous-verre

J’entends ton silence

Braver l’abrupte fin du printemps.

 

Je ne plierai pas mon attente

Car , je te vois souffrir

Quand le bourreau peint l’angoisse

Sur nos sourires

Et quand l’té térébrant consume

Nos ramures

 

Je ne plierai pas mon attente

Ni devant le feu et sa véhémence

Ni quand il biffe notre quintessence

Ni quand brûle notre intumescence

 

Pourtant…Tout a brûlé

 

Sauf  ton acte de naissance.

 

Mohamed Alioui

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