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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 12:06

 

La quinte couvre le silence de la nuit.Moha se réveille !

Tu es réveillé , Moha , dis-je .

Je ne me suis jamais endormi , mon ami , me répond-t-il !

 

Je pensais à un proverbe arabe , me dit -il .


Votre fils sera tel que vous l'avez élevé ; et votre mari, tel que vous l'avez habitué. 

Ils ont tout dit les anciens , répliquai-je .

Un vase ne répand que ce qu'il contient , me dit Moha.

 

Essaye de dormir un peu , mon ami , dis-je à Moha.

 

Un silence retentit.Je fermais les yeux.

Un rire fuse du milieu de la chambre.Moha état débout .Son rire se mélangeait avec sa toux.

 

La mère d'un homme assassiné dort ; mais non pas la mère d'un assassin, répétait-il !

 

Sur une partie de mon corps , je me sents assassiné par mon foi et les médecins ne peuvent rien, toussote Moha.

 

Dors mon ami , dors , me dit Moha.

Entre le sommeil et moi , un pacte est signé .Ma mère dors tranquille sur ma tombe.

 

Les Mureaux , le 04.10.2014

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 05:58

 

C'est durant ce mois que le Coran a été révélé.Le mois de la piété et du pardon.

Un mois censé être pour Moha , le mois de l'altruisme.

Vois-tu mon ami , m'interpelle Moha ?

 

-Cela fait 3 ou 4 jours que je demande à voir mes enfants et leur mère s'abstient , me dit-il les larmes aux yeux.

 Cela fait huit années que mes filles sont en garde alternée , une semaine sur deux et durant ces huit années , j'ai assuré seul  leur éducation , subissant les affres de leur mère qui leur inculquait l'irrespect du père.Elles les obligeaient à me raccrocher au nez , à me manquer de respect et cela continue encore.

 

Quand d'autres , délaissent les enfants à leur mère , moi j'ai choisi de les avoir avec moi par alternance et Dieu c'est comme c'est difficile pour un homme de tenir le coup, surtout que la maman aiguisent sa haîne .

 

Pourtant , j'essaye de leur inculquer les valeurs dans un foyer de piété et surtout depuis mon remariage en 2009.

Mon épouse veille depuis la première année de mariage, en 2009 à leur inculquer des valeurs , à les initier aux principes de la religion.Mes filles sont inscrites pour la quatrième consécutive dans une école pour apprendre les valeurs de notre religion.Je n'ai pas failli durant ces huit ans.Une autre personne aurait tout laisser tomber.Moi, non ! Et c'est mes filles qui m'aident à tenir le coup et je suis certain qu'elles éprouvent de la tristesse face au comportement de leur mère.

 

Moha séche ses larmes.Sa voix vibrante est asséchée.La quinte reprend.

 

Par ces jours de piété, j'aurai aimé que mes enfants m'appellent pour me souhaiter bon Ramadan.Me parle de vive voix et console ma fatigue par des mots altruistes.

 

Par ces jours de piété , j'aurai aimé voir mes deux dernières et rompre le jeûn , ne serait-ce qu'une seule journée avec elle.

 

Dois-je me comporter de la même manière que leur maman ? Non !

 

Je me surprends à trouver des excuses à sa réaction depuis qu'un de mes collègues m'a expliqué les effets des "hormones" chez les femmes.

Pour me consoler , cher ami , je me sussure à l'oreille des prières : Que Dieu la guide et lui donne la raison.

 

"Inna  Allaha Youmhil  wala Youhmil" ! Dieu donne du temps mais ne néglige jamais de nous sanctionner !

Je t'avoue cher ami , qu'il m'est arrivé par ce mois de Ramadan de lever les yeux vers le ciel , implorant Allah de m'aider à tenir le coup devant ma grande fatigue physique et morale.Il m'arrive aussi , de l'implorer de chatier dans l'immédiat et je me ravise en lui redemandant de ne pas exaucer mes prières négatives , fruits de ma colère.

 

Qu'Allah pardonne .On devrait , faire attention à nos actes.Nous ne sommes pas à l'abri d'une sanction divine immédiate qui nous prive de notre santé , qui obstrue notre avenir.

 

Cher ami , personne ne doit priver des enfants de voir ou de parler à un des parents !

Depuis que ma colère s'est dissipée et depuis mes prières aux lieux saints , je me suis interdit de répliquer de la même façon négative que la mère de mes enfants..Dieu peut nous priver de notre santé , du paradis , des quelques bienfaits de cette vie , suffit-il que le coeur de l'enfant soit serré parce qu'on l'a empéché de voir ou de parler à un de ses parents.

Allah nous guide !

Guide moi O Dieu vers ce qui est bien pour ma famille , mon entourage !

Amine

 

Le 05 Juillet 2014

 

 

 

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 08:32

Et dans ma pensée , se bouscule toujours la caravane de mes rêves.

Hamou se redresse , une quinte emportant son corps lacéré.

Vois-tu ? Tu ne peux voir , mon ami...

Les enfants sont les victimes des dégats collatéraux causés par l'acharnement des parents.

Je pensais faire un divorce intelligent pour préserver les enfants.Une semaine de garde sur deux m'aurait suffit pour donner à mes enfants , l'éducation qu'ils n'ont pas reçu .On ne peut pas donner ce qu'on ne possède pas

 

De l'amour , j'en avais à donner..De la fibre paternelle , j'en avais à distribuer , si ce n'était le manque de respect qu'une mère sème dans le coeur de ses enfants.

 

Je me souviens de mon enfance.Mon père nous mettait dehors et ma mère nous couvait , prenait des coups et nous rassemblait.Nous sommes restés unis autour de notre mère.

 

Quand la fibre maternelle manque à une mère , les enfants ne peuvent vivre heureux.

 

Dieu m'est témoin , me dit Hamou .J'ai fait de mon mieux mais quand tu heurtes à une mère qui attise le manque de respect et ne prend pas ses responsabilités, les dégats collatéraux sont immenses.

 

C'est la mère qui transmet la tendresse, l'amour et le respect du père Quand cette mère ne peut assurer le relais , naîtront alors les conflits et quoique fasse un père pour ses enfants , cela restera insuffisant.

 

J'essaye de sauver le reste , me dit Hamou et donner aux dernières un peu de chaleur..

 

Les Mureaux , le 23 Décembre 2013

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 20:06

Hamou séche ses larmes

Un quinte emporte ses paroles.Je lui tend un verre d'eau.

 

Des images tristes traversent ma mémoire.Un enchaînement de séquences consacré à l'éducation de mes enfants.

J'en ai vraiment pris soinsAucune ne manquait de quelques choses avant 18 ans, me dit Hamou.

 

Maudit soit celui qui a inventé l'âge de la majorité.

 

A 27 ans , j'étais toujours petit au regard de mes parents.Je me souviens avoir pris deux gifles , trois coups de pieds t en prime , un crachat de mon père.C'est mon père.Cet homme qui a tout fait pour que je ne tombe pas malade, pour que je grandis en bonne santé, pour que je fasse des études, pour que j'arrive à l'âge de la maturité.J'aime mon père.

 

Les larmes noient les joues de Hamou.

 

Cela fait  20 jours que je suis alité et aucun de mes enfants n'a pris le téléphone pour prendre de mes nouvelles.O que je suis triste.O que je regrette d'avoir partagé ma vie avec une épouse, à qui on a pas enseigné le sens du respect des parents, une épouse éduquée par les "Harlequins", une  épouse qui n'a pas de fibre maternelle , une épouse dont le chemin est parsemé de malhonneteté.

 

O que je suis triste.

 

Dans mes prières , j'aurai aimé levé mes mains et maudire cette épouse , lui souhaiter de vivre dans le malheur.

Et je me ravise cher ami.Je suis musulman.

 

 

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 17:05

 

Tu  es venu me souhaiter un Aid Moubarak , me dit Hamou ?

Oui , répondis-je !

 

Hamou baisse ses yeux.Quelques larmes tombent dans la tasse de café.

 

Tu m'as apporté des gâteaux , me dit Hamou.

 

Oui , les gâteaux que tu aimes .Ma femme les a "affectionné" juste pour toi , dis-je .

 

Tu veux toujours écrire ma vie , me questionné Hamou.

 

Oui , dis-je ! Ton vécu est exceptionnel et je tiens à en parler à mes lecteurs.

 

Hamou se redresse

 

J'ai fait un drôle de rêve hier , me dit-il.

 

J'étais enfermé dans une chambre blanche.Mon père est entré le premier, suivi d'un de mes anciens voisins.Un coordonnier , originaire de Blida.Un gentil bonhomme.

Mon père récita un verset coranique.Le voisin me plonge la tête dans un sceau.

J'ai beaucoup vomi.Mon père récitait toujours.

Des clous , des morceaux de métaux , des oeufs , des oignons , des plantes séches , des têtes de serpents sortait de ma gorge.

Le voisin invoquait Dieu

Je te l'avais Hamou ! Tu étais ensorcellé.

Mon père récitait Sourat Youssef.

Mon dernier vomi jonche le sol.

 

Mon rêve est bizarre , me dit Hamou.

 

En effet , dis-je ! Et la suite de ton rêve !

 

Mes rêves n'ont jamais de suite, me répond Hamou.

 

Vos enfants sont passés te voir ?

 

Hamou baisse la tête .

 

Cela fait trois AID SGHIR de suite que je n'ai vu personne.

 

Sybilline vie !

 

Qu'est-ce qui te chagrine le plus , Hamou , dis-je ?

 

Me manque le regard doux de ma tendre épouse.Ma "Khawafa" , comme il me plaît de l'appeler.

 

Hamou se redresse

 

Sais-tu, mon ami , me dit-il !

 

Cela fait plus de trois ans que je me pose toujours les mêmes questions.

 

Suis-je vraiment un mauvais père ?

Qu'ai-je fais à mes enfants pour que l'oubli enveloppe leur mémoire?

Je  souhaite entendre juste une seul réponse.

Qu'ai je fais à mon deuxième enfant pour qu'il plante les graines de sa haine dans mon petit lopin ?

 

Il pleut dans la tasse de café de Hamou des larmes chaudes.

 

Hamou me regarde.Sirote son café larmoyant et me souhaite un Bon Aid Moubarek.

 

Les Mureaux , le 8 Aout 2013.

 

 

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 23:01

Dans cet asile, je suis le seul qui exhibe sa folie.On m'appelle Moha le fou et de jour en jour, la folie gagne mon corps frêle.

 

Cher ami, hier j'ai appris que j'ai vécu vingt deux années avec une femme sans savoir si vraiment son père l'a forcé à se marier avec moi.Dans ma ville , les gens racontent qu son père lui a déchiré ses papiers et l'a contraint à rester en Algérie.

L'a contraint à se marier.Pourtant, je me souviens très bien , cher ami de ce jour .Un jour que j'ai maudit vingt ans après.Ce jour où j'ai demandé à ma future femme si l'on a obligé à se marier, allant jusqu'a prendre sur moi la responsabilité de ne pas commencer ce scénario lugubre.Je lui ai dit ce jour :"si ton père te force au mariage, je renoncerai en prétextant que vous ne me conevenez pas.La réponse était immédiate : Non , mon père ne m'a pas forcé.J veux me marier.Quelle Dérision !

 

L'échec était consommé avant même le début de mon itinéraire.

 

Erreur d'aiguillage qui continue de se profiler pour semer la haîne dans la mémoire des enfants.

 

Une mére sans courage , dont le corps saigne de lacheté, de mépris, de haîne.Une mère sans scripule qui attise le feu et conditionne la mémoire des enfants par des histoires racontées des centaines de fois.Des histoires que les enfants intégrent comme une réalité, comme un vécu.Des histoires comme de la pub qui incite à l'achat et déclenche la consommation impulsive.Un matracage qui engendre des regards de haîne , le manque de respect et un itinéraire parsemé de bétises.

 

Cher ami , je crois au châtiment d'ici bas ..

 

Les Mureaux , le 25 Juin 2013

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 01:14

 

Quand ramasser peut être facile , se baisser devient difficile.Moha tousse.

 

Je tousse ma colère mon frère.Je tousse les circonstances qui ont fait que les rêves se brisent et deviennent un cauchemar à cause d'une erreur de calcul.Le mektoub , dira-t-on poursuit Moha.

 

Le Mektoub sur qui on essuie les erreurs , les oublis , les bétises.

 

Le Mektoub que l'on exhibe quand on sent la braise de l'erreur chauffer le corps.

 

J'ai commis beaucoup d'erreurs , cher ami poursuit Moha.

 

Jeune , je pensais me stabiliser , fonder une famille.

Au gré des vents et tournant le dos aux conseils des personnes expérimentées, mon choix s'est porté vers une jeune fille dont on me décrivit la bravoure du père.A mon époque, cher ami , les familles se mariaient avec les familles.J'ai choisi la bravoure du père que l'on me racontait.Je n'ai pas suivi la réticence de mes parents.

Mon souhait était de fonder un nid nouveau , bâti sur la compréhension , sur le niveau de culture.J'avais tort.

Bon nombre de ma famille pensait que le choix de ma future épouse était basé sur ma future installation en France.

Moha compte quitter l'Algérie  , disait-on.Ils se trompaient.Mon choix d'épouser une fille née en France partait du principe "stéréotypé" bien sûr que les filles née en Europe étaient culturellement beaucoup plus apte à donner du sens à la vie maritale.J'ai occulté le sens des réalités , cher ami.

Moha se tait.Le regard pensif larmoyant.

 

Que d'erreurs commises ! que de gachis ! Pourquoi ai-je fais le choix de m'installer en France , poursuit Moha.

 

Je dessinais déja l'avenir de ma progéniture.Je rêvais d'une tribu ou.  l'une des composantes serait avocate, l'autre médecin , l'autre journaliste , l'autre une grande personnalité , l'autre un politique , l'autre un sportif de haut niveau..Je rêvais d'une fraterie au sommet d'une pyramide portée par deux épaules.Mon épaule faiblissait.

 

Je me souviens mon frère que j'avais dit à ma campagne que je ne mettrai pas beaucoup de temps en France pour retrouver une bonne situation professionnelle et familiale.Je me donnais trois ans pour réusir , en partie ma vie ou rentrer en Algérie.

Mon souhait était d'acheter une maison avec un grand jardin..Mon souhait était d'avoir une bonne situation.Vivre dans la sérénité.Mes filles , éduquées à notre culture par leur mère , rassemblées par leur mère, comme l'a fait notre mère pour nous.

C'est les mamans qui rassemblent les enfants et s'agissant de filles , c'est à elle surtout qu'incombe la responsabilité d'une bonne éducation.C'est râté mon frère, hoche la tête Moha.

 

Le temps passé , je me voyais perdre de mon autorité de mari , de père.Je pensais dans le vide.Je travaillais dans le vide.Je me souviens mon frère . , je voulais concrétiser une partie de mon rêve.Acheter une maison pour rassembler les bribes éparpillés, résultats d'une vie déchirée.J'avais tout fait pour que la banque accepté le prêt.J'avais visité une maison sublime.Nous avions Rdv , ma campagne et moi avec la banque pour l'étape de la concrétisation.J'avais tout préparé.A l'heure du RDV , ma campagne était à 350 km, loin du domicile conjugal.Je me souviens, mon frère que quand je l'ai appelé pour lui rappeler le Rdv, elle s'est moqué de moi : arrête de jouer , m'a-t-elle dit !

Faire les démarches pour acheter une maison , donner du sens à la vie familiale , rassembler les enfants autour d'un chez soi était un jeu pour ma campagne qui ne pensait qu'au manque de moyen financier alors que je pensais à la volonté d'avancer."Hassalha Tesslek*, disait mon père ( complique les choses et elles deviennent facile à résoudre, dans le sens ou si tu t'engages dans une aventure, par la force des choses, tu trouveras une solution).

 

J'avais un projet, des projets , poursuivait moha.

 

Pour qu'un couple dure , il faut construire des projets en commun.Des projets qui lient , engagent et en même temps soudent les couples.Je n'avais aucun projet avec ma campagne et les enfants étaient livrés à la vie hasardeuse.

 

Si vous en êtes arrivés là, peut être que l'on vous a fait du "Shour", me disaient quelques proches.Moha sourit.

 

Je me suis fait du shour , au moment ou j'ai décidé de me marier sans réflechir aux conséquences du futur, poursuit Moha.

 

J'ai essayé tout au long des vingt ans passé en tant que mari et père à inculquer les principes de notre religion, continue Moha.J'ai elevé mes enfants en n'arrétant presque jamais de rabacher : trois choses . à ne pas faire : mentir , voler et rater vos études.Je relatais aux enfants les principes de notre religion dans la continuité de ce que ont fait mes parents.Moha se tait .

 

La quinte reprend le dessus , je lui verse un peu d'eau.

La mort n'est pas encore au rdv me sourit-il.

Les yeux de Moha se figent comme pour remonter le temps.La pupile gauche absorbe dans l'imahe.Moha construit la suite de son itinéraire.

 

Je n'ai jamais fait de grand Hram , me disait Moha.Je n'ai jamais bu d'alcool , ni commis d'adultère, ni voler les autres.

De toute ma vie , à part mes femmes légales, je n'ai pas commis de péché dans ce sens et je m'étonne que ma première femme et même quelques uns de mes enfants disaient le contraire, poursuit Moha.

 

Tout ce que j'ai fait , je l'ai fait en toute légalité, dans un cadre licite.A force de répéter des choses fausses aux enfants , ma première campagne leur a fait un bourrage de crane, un conditionnement ou la réalité s'est melée aux mensonges.

La caravane passe et les chiens aboient , disait on père.Je passais.

 

La caravane passe , que dis-je s'interroge Moha ?

 

Que reste-t-il à un père comme regard, comme souffle, comme soupir quand ses enfants passent devant lui sans lui dire bonjour, sans demander de ses nouvelles ?

 

Le temps passe et tout ce temps consacré à la progéniture depuis la naissance est un temps ou se figent les souvenirs, les rires , les privations , les sacrifices..On ne nait pas grand , poursuit Moha .On le devient et toujours grâce à Allah et à l'abnégation des parents.J'atteste mon frère, que j'ai mené à bien ma mission et quand le trou dévore l'embarcation , on a beau colmater les brêches mais le fond des mers aura toujours raison.

 

Sais-tu mon frère que l'âme est beaucoup plus fragile que le corps ?

 

Mon âme titube au fond des pensées .Je pense au pire .

 

Le jour ou j'apprendrais qu'une de mes filles a commis un grand péché , je la renierai, continue Moha.

Par ce geste , je veux juste rétablir les choses dans l'ordre.Mon nom est propre.Mon sang est propre et je veux que ce sang reste sans souillure.Un corps souilli est un corps rappelé à l'ordre par la conscience à tout moment.

Ma conscience est tranquille et par la puissance de mon créateur , j'atteste que ma conscience est tranquille car j'estime que j'ai fait ce que j'avais à faire.

Un père ne doit pas tout accepter.Un père dont la dignité a été froissée doit réagir .J'ai réagi.

Moha s'endort les yeux fermés.

 

Les mureaux , le 27/12/2012

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 17:31

Dans des moments de solitude , j'égrenne ma vie.

Je ne suis qu'un Moha vidé de sa séve.Je suis Moha le fou, Moha le sage.Je raisonne et je perds patience.

Je m'interroge sur la vie sybilline.Je m'interroge sur le comportement narcissique des humains.

Je me souviens de mon voisin , mort de chagrin et de solitude.Ses mots tristes raisonnent encore dans mes oreilles.

Il me racontait sa relation difficile avec son ex-femme malgré son abnégation et sa volonté affichée de rester prêt de ses enfants pour les éduquer , les socialiser.Mon voisin se heurtait à une femme narcissique qui n'aimait que sa personne.Elle poussait ses enfants à me manquer de respect , me disait il.Elle leur a appris à me détester , à ne pas répondre à mes appels téléphoniques , à mes inquiètudes.Elle leur a appris à me raccrocher au nez..Elle m'insultait de "chien" devant eux, poursuivait mon  voisin , les larmes aux yeux.

 

Mon ex-épouse , manquait de  socialisation et d'éducation, répétait mon voisin.Elle ne respectait pas son père et lui en voulait à mort.Elle le dénigrait constamment.

 

Tu sais , Moha , me dit-il.Je viens d'apprendre après vingt deux de mariage que mon ex-épouse raconte que son père l'avait marié de force avec moi.Pourtant , par Allah , le jour ou je l'ai rencontré avant la Fataha , je lui ai demandé si son père l'a forcé à se marier et si c'est le cas , c'est moi qui se rétracterai en prétextant que tu ne me conviendrait pas.Mon ex-épouse manquait de courage, comme dans sa nature.Elle m'a assuré que non.Qu'elle souhaitait se marier et j'ai demandé sa main.Vingt ans après , j'apprends des choses ahurissantes.

 

Quand on ne sait pas respecter son père , on ne peut demander à ses enfants de respecter leur père.Le mal vient de là.Les enfants grandissent mal élevés, cher Moha.

 

Sais-tu mon ami , me disait le voisin ! Ma mère, me répétait souvent que les filles ne peuvent être éduquées que par leur mére.Elle les éduque sur la voie de la sagesse ou de la haine .C'est la mère qui rassemble ses filles, qui les socialise , qui leur apprend le respect des autres, leur apprend à ne pas s'approprier les biens des autres, à être digne , respectueux des valeurs , ne pas fumer , ne pas fréquenter les garçons , ne pas sortir la nuit , s'habiller décemment , à ne pas hausser le ton , à parler avec douceur ..une mère est la source de l'éducation , cher Moha.

 

Je suis blessé mon cher ami, me répétait Moha.

Que reste t-il à un père qui est insulté par ses enfants ?

Que reste-il à un père qui fait de son mieux pour ne pas fuir malgré le non respect de ses enfants.

Que reste-t-il à un père que l'on traite de tous les noms .

Venant de filles , la blessure ne peut être que douloureuse et profonde, cher Moha.Je saigne.

 

Sais-tu mon cher Moha , mon père m'a toujours frappé , m'a toujours malmené.C'était sa façon de m'éduquer.

Presque adulte , à l'age de 19 ans , je recevais des corrections pour des petites bétises et je ne rétorquai jamais à mon père.Je n'osais même pas lever les yeux sur lui.Je ne lui avais jamais manqué de respect.

 

Mes enfants , cher Moha , m'ont éclabousé de boue, de mots malsains et de maux aigus.Je saigne.

 

Et j'ai pris mes responsabilité , cher Moha, poursuivait mon voisin.

 

Je leur pardonnais à chaque manque de respect, je courrais derrière eux , je composais avec elle , car j'avais toujours ce sentiment de culpabilité qui se bousculait dans ma pensée : le divorce entre mari et femme ne doit pas affecter les enfants.Les enfants ne doivent pas être triste à cause de cela et c'est pour cette raison que j'ai pris la décision de ne pas fuir , de rester à les élever, à les éduquer , à leur donner la sécurité de la présence de la mère et du père.A être là!mais quand tu as en face de toi , une mère haineuse  qui bouillonne de méchanceté gratuite , de manque de lucidité ,d'inconsience , qui ne voit que son intérêt , tout ce que tu pourras faire , ne subsiteras face à des comportements irresponsable.

 

Cher Moha, il m'arrivait de prendre le téléphone et d'appeler mes enfants plusieurs fois dans la journée.J'appelai les petites, qui abondonnées à leur sort, devant la télé, des heures et des heures , pour remplacer un peu leur mamam à distance, question de leur conseiller de faire les devoirs, de ne pas se "chamailler" .Je devine le regard de mes petites filles devant leur téléphone.Elles savent que c'est papa qui appelle et face aux ordres abberrants de leur mère, elles n'osent pas décrocher , par peur qu'elle leur casse le téléphone comme c'est déja arrivé, par peur de déclencher sa colère;;par peur de ...

 

Cher Moha, la fuite m'a effleuré l'esprit.Dois-je épargner aux filles le calvaire d'être réprimandé à cause des mes appels?Dois-je céder aux caprices ennuyeux ,à la haine vive et débordante de leur mère?

oh combien de fois , j'ai souhaité démissionné et les laisser vivre tranquillement sans qu'ils soient "punis" par leur mère à cause de mes appels.

Sais-tu cher Moha, mes enfants n'ont pas le droit de prononcer mon nom devant leur mère.Quelle déchéance.

Une mère vile à ce point , mérite-t-elle le respect ?

 

Ces dernieres temps , j'entends les refrains..J'entends beaucoup de refrains du passé auxquels j'avais une réponse mais je n'osais pas par "fierté" y répondre.

J'avais entendu qu'a une époque ou une de mes grandes filles vivait avec moi que je la laissais crever de faim!

Par Dieu que ces enfants sont ingrats , cher Moha.A cette époque , j'avais fait l'objet d'une saisi judiciaire.Je n'avais pas d'argent.Mon compte était vide.Durant plus de trois mois , mon salaire payait une partie de cette saisie.mes collègues me dépannaient avec quelques euros.Je n'avais pas de quoi acheter à manger.J'étais même fiché à la banque et le peu que j'achetais quand je faisais des courses, j'empruntais de l'argent à mes collègues.Mes enfants répétait que je les laissais mourir de faim alors qu'il y avait des pâtes, du riz et de quoi faire à manger.il y avait de quoi faire le bonnheur d'un Africain qui n'a pas mangé durant plusieurs mois..

 

Voilà cher Moha , les bribes d'une vie qui a laissé des séquelles dans mon aorte !

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 06:20

Moha se lève en titubant.Son regard est vague.Il regarde l'ordinateur resté allumé toute la nuit.

 

Je suis resté éveillé toute la nuit à lire des messages de haine sur les forums , me dit-il.

 

Un message a retenu particulièrement mon attention .Je ne comprends pas cette haine développée par les enfants envers leurs parents, explique-t-il.Une haîne avérée pour avoir reçu une claque du père.

Moha secoue la souris de son ordinateur et me lis un message :

 

<Je déteste mon père, je ne suis pas trop fière de le dire mais  je ressens envers lui  de la haine, du dégout et de la colère, et si je ressens tout ca envers lui c'est pour pleins de raisons. Je ne l'ai pas revu depuis mes 15 ans cela  fait maintenant 10 ans. Aujourd'hui ,il est gravement malade.Il a un cancer et les médecins disent qu'il lui restent quelques mois à vivre, et cela ne me touche pas. je cherche dans mes souvenirs d'enfance les plus profondes un moment d'amour paternel pour lui éprouver la moindre affection,mais je ne trouve que l'image d'un père alcoolique et violent ..>

 

Je suis sidéré repéte Moha.Quelques larmes imbibent ses yeux.

 

Mes grands enfants me vouent la même haine alors que je les ai couvert d'amour et de tendresse.Elles rejetent tout l'amour que j'ai semé en elles et allument  leur haine en commençant par le  regard méchant , criblant et des mots blessants.

 

Comment peut-on détester son père , s'interroge Moha.

 

J'ai été beaucoup frappé par mon père  dans mon enfance.Mon père était du type coléreux, qui ne pardonnait rien.Il lui arrivait de me ligoter et me laisser passé la nuit sur la terrasse, sous le regard angoissant de ma mère.Je n'avais pratiquement droit à rien.ni cadeau d'anniversaire, ni argent de poche , ni sortie en famille , ni une petite embrassade , ni étreinte, continue Moha.Malgré tout cela , je ne lui voue aucune haîne.Je n'ai jamais,pensé me plaindre à quelqu'un d'autre juste pour ne pas salir son image, sanglote Moha.

 

Mes souvenirs s'effondrent et dans mes pensées se bousculent la colère, la tendresse et les mots blessants de mes enfants, dit Moha.Je ne suis qu'un loque humaine , trainant des mots douloureux.

 

La haîne se cultive et seule une mère peut la semer chez ses enfants, telle une pousse qui grandit en ligne brisée.

 

Malgré ma dure enfance , les colères de mon père , les gifles et les corrections qui m'ont été infligées par mon père , je ne garde aucune haîne à son égard.Ma mère a fait son travail.Elle nous a appris , à mes frères et à moi , l'amour du paternel.J'aime mon père.J'aime mon père et je ne lui voue aucune haîne.Je continue à lui demander pardon , à embrasser sa tête , continue Moha.

 

Sais-tu , mon ami , me dit Moha ? Je n'ai jamais hausser le ton devant mon père.Je n'ai jamais répondu à sa colère.Je ne lui ai jamais manqué de respect.Je ne l'ai jamais blessé.Je n'ai pas en mémoire , un regard méchant ou haîneux envers lui.

 

Sur ce forum , mon ami , j'ai apprécié l'honneteté d'une fille , devenue mère et qui en répondant à ce message haîneux envers un père avait relaté sa vérité.

"J'avais la même haine que toi, répondait cette dame.Je n'avais que 20 ans.Je cherchais à partir de chez moi.J'étouffais et je cherchais un bouc emissaire, mon père.Ce père qui nous élevait  mes deux soeurs et moi juste aprés la mort de ma mère.Qui faisait de son mieux pour gérer la maison , s'occuper de mes petites soeurs, les coiffait , les laver , changer leur lit , nous faisait à manger ..C'est quand tout le monde est au lit , qu'il se mettait à préparer son travail pour demain.Il se couchait vers minuit et se levait trés tôt et moi , à hauteur de mes 18 ans , j'étais collé au miroir , je me "fouttais" de ce qu'il endurait.Je ne pensais qu'a moi et rare sont les fois ou je me proposais pour l'aider à préparer mes soeurs.Je me réveillais tard.Je tournais en rond et il ne comprenait pourquoi, malgré sa patience, je continuais à le hair.Je me suis barré de la maison, pretextant qu'il ne voulait pas de moi.J'ai connu les affres car je ne supportait pas son autorité.Mon père est mort , affecté par les charges de la vie et mes petites soeurs me regardent comme si j'étais la cause car il misait un grand espoir sur moi.La petite de mes soeurs a subi aussi les colères de mon père , dépassé par les évenements , par sa préoccupations à nous aider à faire des études longues , à nous aider à sortir d'une future misère.Ma petite soeur n'était pas centré sur son égo.Elle était patiente.Elle comprenait les endurances de mon père , sa nervosité , sa préoccupation , sa fatigue.Elle avait compris à la hauteur de ses 16 ans que c'était un être humain qui subissait les affres de la vie, que son intention était bonne , que son souhait était que nous restions unis.Ma petite soeurn avait compris que mon père n'a jamais souhaité la chasser de la maison malgré ses colères .Ma petite soeur faisait preuve d'empathie à l'égard 'un père malheureux qui voulait construire sa vie lui aussi car il en avait droit.Un père qui avait consacré trente année de sa vie à nous élever.Un père que je n'avais su comprendre car je voulais vivre ma vie égoistement.Un père abimé par le temps, par les regrets et par les malheurs qui ont transcendé sa vie.Un père qui essayait de nous donner de l'amour malgré le dessus que prenait la vie sur son sort.Un père blessé , meurtri par les mots que je lui asséné.Je le sais maintenant , car mes enfants me font la même chose.Ils ne me respectent pas leur père, ni moi car je ne savais pas comment leur apprendre à respecter leur père , à me respecter.Je pleure et mon père me manque.J'aurai aimer lui dire : papa, apprend moi à te respecter, apprend moi à me faire respecter par mes enfants.Sois colèreux ! j'aimerai ta colère.Je t'aimerai tel que tu es.Pardonne moi papa.

 

Moha pose sa tête sur l'oreiller humide et s'endors .

 

Les mureaux , le 13 Novembre 2012.

 

 

 

 

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 22:01

J'étais mort dans mon rêve.

 

Mes yeux dévorés par le temps et mon crane jonchait le sable.Je marchais.

Dans un coin d'une maison , mes deux filles lavaient le linge.Je me posais des questions.

Moha reprend ses esprits.Oui , me dit il c'était mes deux grandes filles.La grande continuait à laver le linge et la deuxième, à mon approche s'est faufilée pour m'éviter.

 

Ce rêve me fait peur, précise Moha.Il y avait une sorte de vérité dans ce songe.

Le linge est synonyme de problémes , me dit il.Ce n'est pas tant les problèmes que je crains mais le regard haineux de ma progéniture.

 

Sais-tu qu'il m'arrive de pleurer dans mes rêves , sanglote Moha ?

Oui , je pleure et je me surprends entrain de hénnir , enfermé dans une étable barreaudée.

 

J'ai peur de la nuit , mon ami, j'ai peur de la nuit.

 

Le dos courbé , Moha apprivoise sa maladie.Son épouse déverse des larmes.

 

Ne t'inquiète ma chère épouse , séche tes larmes et continue tes prières , lui demande Moha.

 

Je ne peux me lever et je n'ai pas envie de prier assis , chère épouse.Fais le pour moi.Récite quelques versets et supporte mon humeur désagréable.Moha ferme les yeux.

 

Je vois des anges , dit-il à sa femme.Je vois des oiseaux me picorer la tête et je vois ma mère, les bras ouverts m'attendre au seuil de la porte de notre maison en Algérie.

 

Ya ma* !  Tu es là , demande Moha ?

 

Etreigne moi  Ya ma , j'ai froid !

 

Te rappelles-tu Ya ma mes rêves ? Je voulais des enfants à ton image ! Des enfants doux , calins ..Je les voulais sémillants , concrétisant mes rêves ...Je les voulais érudits ..Je leur avais donné des prénoms de fierté , de lueur , d'espoir, d'altruisme , de gloire et de paix.

 

Une quinte réveille Moha.Ses mains tremblent .La maladie reprend.

 

Enveloppe moi dans tes bras ,chère femme et ne pleure pas ! Je ne mourrais pas cette fois-ci.

 

La crise s'accentue.Les pleurs de la femme de Moha se mélent au silence de la nuit.Une nuit terne.

 

M'entends-tu Ya ma ? Moha délire.

M'entends-tu Ya ma ? Les larmes se croisent sur les lèvres de Moha.

 

Je n'ai que la cinquantaine Ya Ma ! Pourquoi , pourquoi ?

 

Je n'ai vécu que pour  voir réussir mes enfants ..Je n'ai vécu que pour donner de l'amour à mes enfants.

 

Les mains de Moha tremble , la crise s'amplifie .

 

Ne pleure pas chère épouse ! Toi , tu m'as aimé sans contrepartie..Tu m'as aimé moi , qui n'a rien à t'offrir d'autre que l'amour que tu m'as porté..Tu as aimé mes parents , tu as aimé mes frères , tu as aimé ma soeur ..Tu n'as jamais manqué de respect à ma famille , ni à moi .Tu iras au paradis chere épouse.

 

Je me souviens des quelques mots que t'as glissé mon père quand nous tournions autour de la Kaaba..Je me souviens de toi enveloppant ma mère quand elle arpentait le petit mont menant à la mosquée du prophète à Médine.

Je guettais tes sourires adressés à ma mère fatiguée par le voyage.J'observais ta bienveillance envers mon père , alité dans cet hotel à la mecque.J'ai vu mon père te gratifier d'un sourire quand tu l'as couvert pour qu'il s'endort !

 

Chère épouse ! Je revois les images de nous deux  émerveillés devant la tombe de Hamza !  Je revois tes larmes à la sortie de chaque prière et ta joie d'avoir vu la tombre de notre prophète.

 

Peux-tu m'emmener à la mecque après ma mort ? La crise s'accentue .Moha n'est qu'un amas de douleur.

 

Je n'aime pas la nuit , chère épouse ! Mais j'aime quand tu t'arranges pour que les petites ne soient pas affolées quand ma maladie reprend le dessus..Que Dieu te récompense.

 

 

Ya ma ! que reste-il à un homme qui perd sa dignité , blessé par les insultes de sa progéniture ?

 

Je te promets chère épouse que si cette nuit , la mort  aie pitié de mon existence , j'irai à la rencontre des gens.Je les supplierai de m'insulter.Je les payerai pour me haîr .Je quémanderai leur méchanceté .Je demanderai à ce que m'on traite de tous les qualificatifs salissants.Ils auront tous les droits car ils me sont étrangers.Je ne me sentirai pas blessé.

 

Les lèvres de Moha tremblent.

 

Prend le livre et récite moi le verset  Coranique sur les parents , chère épouse .

 

Récite le à haute voix.

 

"Ton Seigneur a ordonné de n'adorer que Lui.
Il a prescrit d'être bon envers ses père et mère.
Soit que l'un d'eux ait atteint la vieillesse, ou que tous deux y soient parvenus, étant à ta charge,
garde-toi de marquer la moindre répulsion à leur égard ou de leur manquer de respect.
Parle-leur toujours affectueusement.
Fais preuve, à leur égard, d'humilité pour leur témoigner ta tendresse
et dis: Seigneur ! Aie pitié d'eux comme ils l'ont été pour moi, lorsqu'ils m'élevèrent tout petit.

 

Moha sourit à sa femme.

 

Ya Ma ! Je n'arrive pas à évacuer de ma mémoire une phrase assassine de mon ex-épouse.

Une phrase qui me rendait responsable de la naissance d'une fille au lieu d'un garçon.Pourtant , j'ai toujours respecté la volonté de Dieu et je n'ai jamais exigé d'avoir un garçon.Mes filles me suffisaient et les avoir à coté de moi me comblait.Mes filles étaient mon chemin menant vers le paradis.

 

L'horloge appelle à la prière.

 

La douleur de Moha s'accentue.

 


 

Mantes , le 30 Octobre 2012

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